Poirette sur les pas de son Pygmalion

Le Boudoir de Poirette

21 mars 2008

Les malheurs de Poirette

Mes chers lecteurs, c'est terrible, terrible ce qui m'arrive !!!

Je n'ai plus de connexion Internet dans ma maisonnette, le pourquoi du comment...

Rendez-vous compte, au XXI ème siècle, être coupée du monde de la sorte ! C'est infâme, une ignominie je vous dit, pire que d'être privée de shopping pendant 1 mois !
Certes, vous me direz, il y a toujours des moyens de substitution du genre cyber café, Starbucks mais c'est rondement moins pratique.

Aussi je vous prie de m'excuser de cette absence prolongée, j'essaie de revenir as soon as possible !
Croix de bois, croix de fer, si je mens je vais en enfer.

I miss you...

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16 décembre 2007

You are what you design...

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Regardez ce que vient de m’offrir Small Sincou: une lampe, à abat-jour personnalisé !
On ne pouvait me faire plus beau cadeau, au moins si un jour je ferme boutique, il me restera toujours ce souvenir…

Si cela vous donne des idées, allez sur le site mydesign.com, le « Leader de la déco numérique » comme il se prétend.
Les délais de livraison sont encore un peu longs mais le résultat est à la hauteur des espérances (ce qui n’est pas toujours le cas sur d’autres sites de ce genre…)      
                            

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Photos, figurines, bandeaux de blogs, portraits, personnage de BD, logos… Cliquez et choisissez le support de vos envies (toiles, tables, lampes, paravents, sacs, textiles…)
Une bonne idée cadeau pour Noël, pour petits et grands !

Posté par marlyne à 23:40 - Brèves de boudoir... - Commentaires [1] - Rétroliens [0] - Permalien [#]

24 novembre 2007

Dom Juan au théâtre Marigny

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Une petite page de publicité pour vous vanter les mérites de la pièce Dom Juan mise en scène et interprétée par Philippe Torreton….

"Grand séducteur, Dom Juan n’obéit qu’à une seule loi : la sienne. Malgré les tentatives de conversion de son valet, Sganarelle et de sa femme humiliée, Done Elvire, il continue de n’être fidèle qu’à lui-même, n’en déplaise aux fiancés trompés, aux familles bafouées et à Dieu… Une interprétation de qualité, du grand spectacle, mais sans surprises.

Dom Juan est un homme pressé. Pressé de faire toujours plus de conquêtes féminines, dames de haut rang ou paysannes naïves ; pressé surtout d’aller au devant de son destin, qu’il soit tragique ou glorieux. Située historiquement entre le Tartuffe et le Misanthrope, cette pièce de Molière subit à l’époque les foudres de la censure, essentiellement pour les parties de dialogues où le héros s’en prend à Dieu comme dans la scène du pauvre où Dom Juan propose à un mendiant de lui donner un Louis d’or s’il consent à blasphémer.

Que reste-t-il de la puissance ironique de cette pièce ? Le libertinage que Dom Juan élève au niveau d’un art n’est même plus à la mode aujourd’hui, il est devenu courant. Son athéisme féroce et combattu par tous renvoie certes à des événements récents, mais c’est surtout le personnage même de Dom Juan et son cynisme contagieux qui impressionnent encore de nos jours. Alors que la pièce aurait pu s’achever avec la mort du héros, châtié par une force surnaturelle, satisfaisant ainsi la morale de l’époque, Molière décide de donner le dernier mot à son valet, Sganarelle, qui, face à la disparition de son maître ne pleure qu’une chose : « Mes gages ! mes gages, mes gages ! »."

« Dom Juan est un petit con » me disait, en plaisantant à demi, il y a quelques années à Lyon Michel Bouquet lorsque je lui parlais (déjà à l’époque) de ce projet…

C’est un jugement brutal certes, mais il a le mérite de désacraliser Dom Juan, de regarder cette œuvre et ce personnage avec un regard différent, moins favorable…

Un homme, poussé par ses pulsions, ses envies, et dont les faits et gestes dans leur chronologie et leurs conséquences, montrent qu’il improvise beaucoup et qu’il navigue à vue dans les situations qui lui arrivent. Que cherche-t-il ? Quelles sont ses attentes ? Il semble davantage ballotté par ses actions que maître de celles-ci, à l’image du naufrage « … et cette bourrasque imprévue a renversé avec notre barque le projet que nous avions fait… ». Philippe Torreton


Cela faisait un certain temps que je n’avais pas assisté à une pièce classique. La dernière en date étant Electre, interprétée par Jane Berkin (inutile de vous dire que Jane en tragédienne avec son petit accent british, on n’y croit pas du tout !). J’étais donc restée sur ma fin, je m’étais ennuyée mais je voulais réitérer l’expérience… avec Molière notre héros.

Celle-ci s’est présentée avec la rencontre d’un ami comédien, proche de Philippe Torreton, Maximilien Müller. Rencontre improbable, je l’avais connu du temps où j’étais tenancière dans un petit resto français à Chelsea. Il est arrivé avec son accent de frenchy pourri, je ne me suis pas privée pour le lui faire remarquer… De bonne composition, le courant est de suite passé. Et je l’ai retrouvé à Paris ! Je ne pouvais donc faillir à cet honneur de le voir gravir les planches du Théâtre Marigny, vêtu d’un somptueux costume de gentilhomme. Et donner l’éloquente réplique à Philippe.

Ah Philippe, quel acteur ! Tenir la tirade 2h30, à l’aise dans ses bottes de Mousquetaire, et ce 6 soirs / 7, relève d’une véritable prouesse physique. Certaines critiques lui prête un interprétation « trop classique » mais moi qui ne suis pas apte à me prétendre critique-théâtre, je trouve que le rôle de Dom Juan lui sied bien. Quant au langage XVII de « vieux françois », il est une bouffée d’air raffinée au sortir d’une plongée souterraine dans les affres d’une langue bafouée – hum le métro et ses discussions passionnées ! Voici un bon stage de réinsertion pour les p’tit jeun’s qui célèbrent les fautes d’orthographe et trouvent ringard de finir les mots.

Passons aux costumes – que j’ai pu étudier à la loupe dans les loges des artistes, une binouze à la main... Crées par Bonnie Colin, ils sont en tout point époustoufflants. Chemises et pantalons bouffants, pourpoints, bas de soie, robes de paysanne, robe à basquine et col fraise typique de l’austérité XVII. Confortables et légers, aux dires des comédiens, pour ajouter à leur valeur.

Et pour finir, les décors. Bluffants, ils ne tombent jamais dans le mauvais carton-pâte. Quelques effets spéciaux, dont l’utilisation d’encens et de spots aveuglants pour figurer le spectre du commandeur dans l’Acte IV. Un plancher incliné de bois lourd (que j'ai moi-même foulé au pied une fois la salle plongée dans le noir, impressionnant, même en face de strapontins vides), une forêt mystique, un intérieur bourgeois antiquisant et une scène de Vanité.

J’espère vous avoir transmis l’envie d’aller voir cette pièce...

Jusqu'au 9 décembre 2007
Représentations à 20 h : mardi, jeudi, vendredi et samedi
mercredi : 19 h, suivi d’un « débat » avec les comédiens
Matinées samedi à 15 h et dimanche à 16 h

Mise en scène : Philippe Torreton
Avec : Philippe Torreton, Jean-Paul Farré, Yann Burlot, Caroline Charléty, Nicolas Chupin, Sophie-Charlotte Husson, Stéphan Jones, Serge Maillat, Florence Muller, Maximilien Muller
Collaboration artistique : Jean-Luc Revol et Pierre Cassignard
Assistante à la mise en scène : Keti Irubetagoyena
Décors : Alain Chambon
Costumes : Bonnie Colin
Lumières : Bertrand Couderc
Son : Éric Neveux
Création coiffures et maquillages : Véronique Nguyen

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19 novembre 2007

Hommage à Pierre Paulin

P1000308(Fauteuil Ruban, 1965)

Depuis deux ans, M. Azzedine Alaïa — le couturier mécène et collectionneur — ouvre les portes de son showroom pour en faire une salle d'exposition (Poiret, Shiro Kuramata...), une galerie photos (Word Press Photos) ou une chapelle (Concerto de musique classique).
Cette fois, c'est au tour du designer Pierre Paulin de se faire applaudir...

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A l'écoute des babillages de mes concitoyens de la mode (mon activité préférée lors de ces mondanités), j'ai souvent entendu cette question : "Mais attends Paulin, il est mort ou pas ??"
(et là on cerne tout de suite ceux qui sont seulement venus se pavaner ou se faire rincer de champagne, car s'ils s'étaient vraiment intéressés au sujet, ils auraient lu sur le carton d'invitation : "Azzedine Alaïa et Pierre Paulin vous invitent au vernissage..."
Or par voie de déduction, un mort ne lance pas d'invitations posthumes...)

Conclusion de cette enquête : Tenez-vous bien, SCOOP, Pierre Paulin serait en VIE !!!
Mais vieux quand même, puisque né en 1927 (à Paris — puisqu'il faut toujours préciser, conscience professionnelle de biographe oblige), il souffle cette année ses 80 bougies.

Voilà, c'est lui, si jamais vous le croisez dans la rue, vous pourrez désormais le saluer :
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Et voici ce qu'il vous dirait si vous lui demandez un autographe et lui confiez, dans votre emballement, que votre rêve serait de devenir designer...

"J'ai bientôt 80 ans et je ne peux plus travailler vraiment comme avant... Mais j'aimerais tout de même réaliser encore quelques petites choses afin de donner une leçon à tous ces jeunes gens qui, pour la plupart, n'ont aucun talent ni aucune imagination. Je suis assez scandalisé par ce que je vois dans la création actuelle. Malgré les techniques contemporaines, formidables, les designers et les architectes d'aujourd'hui sont moins bons que ceux du passé. Je mets ça sur le compte de la télévision, du bourrage de crâne de l'université et de la communication, qui a tout remplacé, même l'art!
Je voudrais montrer à ces jeunes qu'à tout âge il est possible de se renouveler et de faire des efforts de créativité. La carence dans laquelle cette génération se trouve sur le plan des idées s'explique, à mon sens, par le fait qu'elle n'a pas envie de souffrir. Car mettre au point quelque chose de nouveau, si peu nouveau soit-il, résulte toujours d'un effort monstrueux ou d'un coup de chance."

Autrement dit, je vous le déconseille, un peu désabusé papy et fort de caractère. Il faut s'allonger de temps en temps...

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"Paulin n'aime pas la copie, la télévision, la surcommunication, les créateurs qui se prennent pour des stars et les designers qui flirtent avec l'art. Dans sa maison-refuge, perchée dans les collines des Cévennes, l'autodidacte, devenu un livre d'histoire, cultive l'anonymat et la modestie d'un terrien. Pourtant, la modernité lui colle toujours à la peau comme la robe en Stretch, matière dont il fut l'un des premiers à ganser ses fauteuils et ses salons, Elysée compris. Cet anti-superstar, véritable Superdesigner — comme le titre la rétrospective qui lui rendit hommage, cet été, à Hyères — n'a rien perdu de sa fougue ni de ses convictions. "Je suis un normal designer. Je n'ai jamais dessiné qu'au service du public. Je ne mérite pas une couronne, je mérite d'avoir bien fait mon travail. Pas plus." "
(Marion Vignal, L'Express Style, 30 mai 2007)

Maintenant, je me vois obligée d'enchaîner par un mix de mini-bio pompées sur Internet :

Après une formation de modelage et de céramique à Vallauris, Pierre Paulin étudie la gravure et la sculpture chez un tailleur de pierre, puis à l’école Camondo à Paris. Il travaille pendant une dizaine d’années pour Thonet, pour lequel il crée la Chaise 157 (1954). En 1958, la maison d’édition de meubles Artifort, basée à Maastricht, décide de l’orienter vers le meuble contemporain.

Au début des années 60, il ouvre sa propre agence de design et entame une collaboration fructueuse avec le Mobilier national. À la même époque, il participe à la rénovation de l’intérieur du Musée du Louvre.

Dans les années 60- 70, il développe pour Artifort une gamme de sièges faits de coques en bois moulé garnies de mousse Pirelli et habillées de housses préfabriquées en tissu extensible, aux formes souples et arrondies, aux couleurs vives. Parmi ces sièges iconiques :"Mushroom" (1959), "Tongue chair" (1964), "Ribbon chair" (1965)

P1000309 (le Ruban, bis)
P1000311(le canapé Blublub, 1970)
P1000305(à l'extrême droite, en cuir noir, le fameux "Mushroom")
P1000303(canapé ABCD)

Il travaille entre autres pour Renault, Saviem, Thomson, Ericsson, Calor et Allibert.
En 1980, il dessine, avec le Mobilier national, des pièces uniques qui sont exposées au musée des Arts décoratifs de Paris.

P1000310(chaise Huître)

Mais c'est surtout en 1971 qu'il acquiert une grande renommée avec l’aménagement intérieur des appartements privés de l’Élysée pour Georges Pompidou, commande qu’il effectue plus tard pour François Mitterrand.

salleManger(salle à manger)

Voici ce qu'il confiait, toujours à l'Express Style :

De la chance, vous en avez eu, justement, en devenant le décorateur de l'Elysée...

Oui, mais cela n'a pas été si facile. D'un côté, Pompidou voulait marquer le coup avec quelque chose d'extrêmement moderne, capable d'exprimer les nouvelles orientations de la France. De l'autre, il était interdit de toucher aux murs et tout devait être démontable. Ce que Giscard ne s'est pas gêné de faire aussitôt investi... Finalement, j'ai tout de suite su ce que j'allais faire quand on m'a fait visiter les lieux et que l'on m'a donné le cahier des charges. Pour masquer les murs, j'ai décidé d'utiliser une structure amovible en métal recouverte de tissus. Plus précisément, un vélum en jersey tendu sur une structure. Car tout ce que j'ai fait professionnellement est fondé sur cette idée d'utiliser du tissu élastique. Tissu que je suis moi-même allé chercher dans des usines de maillots de bain du nord de la France. Grâce à lui, j'ai pu m'affranchir des tapissiers et de leurs techniques réactionnaires. De la même façon, pour échapper aux architectes, j'ai imposé mon derme.

Cette confrontation avec le pouvoir vous a-t-elle marqué?

J'ai travaillé avec les présidents comme avec n'importe quels clients. Et je n'ai jamais fait pour eux qu'utiliser mon style, mais dans leur goût... à eux. Pompidou possédait une vision modernistique. Avec lui, c'était l'autoroute sur les quais, la Porsche en ville, Beaubourg... J'ai servi cette tendance. Pour Mitterrand, qui m'a ensuite commandé son bureau, j'ai servi une tendance inverse, plus classique, je dirais presque plus littéraire. Reste que ma collaboration avec les Pompidou m'a empêché d'avancer. Les socialistes me l'ont fait payer par la suite. Ils me trouvaient passé de mode. J'ai été exclu.

Cela ne vous a pourtant pas empêché de toucher à tout, de la scénographie au design industriel en passant par le graphisme?

J'ai toujours beaucoup travaillé. Mais, si je n'avais pas été freiné par mon «exclusion à la française», je pense que j'aurais pu faire davantage de choses dans ce pays. Mes clients ont toujours été néerlandais, japonais, belges, américains... Finalement, les Français ne sont pas du tout intéressés par la modernité. En dehors des magasins de mode, celle-ci est absente des maisons.

Qu'entendez-vous par «modernité»?

Etre moderne, c'est utiliser les technologies de son temps. Mais la modernité que j'ai illustrée semble aujourd'hui assez sage et classique, ce qui était mon but. J'ai essayé de le faire aussi bien que la génération qui m'a précédé. Ceux qui, pour moi, incarnent le mieux le xxe siècle, ils sont deux et s'appellent Ray et Charles Eames.

Comment avez-vous plongé dans cette modernité?

J'ai eu deux oncles. L'un s'appelait Georges Paulin et était designer automobile. Il a dessiné la stream line pour Bentley, ainsi que la Delage D8. L'autre, Fredy Stoll, était sculpteur. Tous deux m'ont beaucoup influencé. J'ai d'ailleurs démarré par la sculpture, mais un accident de la main m'a forcé à abandonner cette voie. Avec le recul, je pense que j'ai surtout eu la chance de ne pas aller à l'université française. J'étais un mauvais élève: je n'ai pas mon baccalauréat et je n'ai même pas passé mon certificat d'études... En fait, j'ai toujours rejeté tout ce qui était français. Grâce à la revue américaine Interiors, j'ai connu Eames, Nelson, Alexander Girard, toute l'équipe... Ça m'a foutu un choc. De même que quand j'ai découvert la modernité finlandaise. Je pensais à l'aspect lugubre des Champs-Elysées et à la vieillerie de l'architecture française, pleine de prétentieux.

Les cultures japonaise et scandinaves vous ont également beaucoup marqué...

Le Japon, comme les pays du Nord, a su conserver ses traditions vivantes. Ce qui lui permet aujourd'hui de se réapproprier le passé d'une manière très originale. J'aime la façon dont ces peuples ont su rester humbles dans leur rapport à la vie, à la nature et aux autres. Nous avons beaucoup à apprendre de ces cultures. Car, dans le futur, une économie intelligente n'existera que dans une plus grande modestie à l'égard de la vie quotidienne, de la maison, des transports... Les Scandinaves ont toujours vécu comme ça. Mais les gens du Sud, friands de luxe, vont être contraints de faire preuve de plus de rigueur.

Laquelle de vos créations vous tient le plus à cœur ?

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Le modèle le plus abouti reste le n° 560, celui qui a stupidement été baptisé «Mushroom». Je l'avais travaillé comme une réécriture de la bergère ou du crapaud. Ce fut le premier de la série à être entièrement habillé de tissu. Mais, alors qu'il était conçu pour un confort décontracté, au ras du sol, son assise a récemment été rehaussée, à la demande des clients. Rendez-vous compte: on est passé d'une société de jeunes gens, dont je faisais partie, à une société de jeunes vieillards!

Mouais, pas très optimiste tout ça...

Pierre Paulin a reçu de nombreux prix dont le Chicago Design Award (1969) et le Grand Prix national de la Création industrielle (1987).
Mais c'est quand même un vieux grincheux !

Posté par marlyne à 13:50 - Brèves de boudoir... - Commentaires [4] - Rétroliens [0] - Permalien [#]

Exposition publique Drouot Montaigne

Si vous errez l'âme en peine Avenue Montaigne car vous avez décidé de vous faire du mal aujourd'hui, venez réparer les dégâts en vous prenant une dose de culture. Et hop, un petit dérapage (contrôlé) sur le tapis rouge de l'Hôtel Drouot...
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La semaine dernière (oui c'est un peu du réchauffé mais tant pis !), j'étais arrivée in extremis avant la fermeture de "Temps forts", exposition publique très intéressante pour allécher les futurs acheteurs (vente aux enchères de novembre et décembre).
Evidemment je n'y suis pas venue par hasard, le parfum Poiret m' y a conduit ; j'avais ouïe dire que quelques robes et chaussures y étaient exposées. Mais je ne savais pas qu'elles faisaient partie de la garde-robe personnelle de Denise..

Tous les modèles sont illustrés dans Le Poiret d'Yvonne Deslandres (Ed du Regard), c'est pourquoi je les connaissais déjà.

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Sur une photo de 1924 Denise pose sagement avec le modèle Lure, cette robe du soir en lamé vieil or gaufré agrémentée d'une ceinture orange façon sari.

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Sur une photo de 1912, lors de la traversée Paris-New York en paquebot elle joue l'écolière dans cette robe "Mélodie" en tissu damassé et velours violet.
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Quant au manteau écru en lainage d'inspiration Afrique du Nord, il ressemble fortement au manteau "Maghreb" présent dans la vente Denise Paul Poiret de 2005...
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Les photos ne sont pas très nettes (puisque volées) mais vous pouvez entrevoir ici des chaussures modèle Aubusson (en doublon aussi dans la vente D.P.Poiret) ainsi qu'un paire illustrée par le dessinateur Guy Arnoux (la verte), que jouxte le fameux album Les Robes de Paul Poiret racontées par Paul Iribe:
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M'émerveillant d'une salle à l'autre, à la chevauchée des époques, voici entre autre ce que j'ai pu entrevoir:
Du Perriand, grand cru 1945
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Du Calder (peintures, mobile et tenue, digne du mouvement futuriste des années 30)
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Du Raoul Dufy
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Du Maurice Calka 1970
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Du Sottsass Junior —tout à fait d'actualité puisque ma prochaine bio pour Magazine lui est dédiée— cabinet "Mobile Giallo" à 18 tiroirs et 2 tablettes
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Du Pierre Legrain (paire de tabourets cubes)
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Du Napoléon Bonaparte : une robe Premier Empire à côté d'une chaise à porteur (très émouvant)
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Du Gaultier, du Courbet, du Louis-Philippe, du marbre Antique et autres curiosités, une vraie machine à remonter le temps !

Posté par marlyne à 01:26 - Brèves de boudoir... - Commentaires [2] - Rétroliens [0] - Permalien [#]

17 septembre 2007

New Look !

Vous avez sans doute remarqué que je suis en pleine mutation en ce moment...

Un bon relooking, ça ne fait pas de mal de temps en temps.
Soyez patients, cela prend du temps.

Je vous promets des albums photos beaucoup plus intéressants (photos inédites de mes expériences mode : Poiret, Balenciaga, Lacroix), des catégories plus diversifiées et plus originales (y a pas de mal...), des écrits plus ou moins littéraires, des coups de coeur...
Bref, ne me quitttez pas !!!

Un hommage et un grand merci à mon cousin - auteur de mes bannières poétiques -  "l'Artiste de la famille" comme on l'aime à l'appeler (et lui non, je ne vois pas pourquoi...) : décorateur, graphiste, scénographe, Artiste-peintre (et là il va me buter s'il lit ça, car il est très modeste, hé oui je l'adoooooorrre !), plus d'une corde à son arc.
Et comme il a aussi un blog (qu'il n'alimente plus d'ailleurs, bravo Bik-Bik !) je lui fais un petit peu de pub (beaucoup même) : à voir, en lien, Part de soi.

So see you soon on my moon !!!!

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04 septembre 2007

Police du goût

Voici ce que j'ai lu hier dans le Ouest France, ce journal que j'ai toujours vu posé sur la table de la cuisine de chez mes parents, et dont je ne lis bien souvent que les 3 premières et dernières pages...
Voici donc ce que j'ai appris dans les faits divers (qui n'en est pas un !)

« Le pantalon taille-basse hors la loi »
Le front « anti-baggy » prend de l’ampleur aux Etats-Unis. La ville d’Alexandria, en Louisiane, vient ainsi d’interdire ces pantalons portés en dessous de la taille. L’amende pour « caleçon apparent » s’élève à un peu moins de 20€. Mais dans une autre ville de Louisiane, Delcambre, pour le même délit, les contrevenants doivent payer près de 360€ et risquent six mois de prison en cas de récidive.

Si l'on sait que les retombées créatives américaines débarquent en France avec une saison de retard, que notre président prône l'atlantisme, que la milice du goût "Sarko" ne saurait tarder à être créée, il ne reste plus qu'à prendre cette sentence très au sérieux.

Et pour une fois, je ne suis pas mécontente que les merloks inflencent notre way of life...
Ah ah ah, profite encore petit taille basse de malheur, l'heure de ta mort est programmée !

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13 mai 2007

Négatif

Non, pas encore de manque new yorkais, trop affairée à revoir les amis chéris, à déguster de bons plats raffinés, à admirer l'esthétisme de Paris et à bosser. Pas le temps de s'ennuyer, retour aux sources. Et c'est tant mieux.

Mais dans les moments d'accalmie, je ressasse déjà avec nostalgie les moments de folie...
Ahhhhhhhh c'était bien quand même........

Posté par marlyne à 20:43 - Brèves de boudoir... - Commentaires [0] - Rétroliens [0] - Permalien [#]



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