15 avril 2008
La cravate
Notre histoire de la mode s'arrête sur la cravate et nous mène d'Italie en Croatie, de libertins en pingouins, mais toujours avec élégance...
Vous verrez, avec la cravate, que la mode n'est pas qu'une simple lubie esthétique, elle signifie beaucoup plus qu'elle ne veut bien le dire. La mode ainsi décryptée comme acteur de de l’évolution des mentalités, de la libération des mœurs, de l’émancipation féminine. La mode comme révélateur d’un subconscient qui, au-delà d’un bout de tissu, souligne le rapport de l’homme à la société.

Cravate à pois, cravate de soie ; régate de jour, papillon de nuit ; nœud simple, nœud gordien ; un champ lexical d’investigation fertile en points d’interrogation, qu’elle suspend aux cous de nos hommes. Flèche phallique pointant du doigt le centre de gravité du mâle, elle codifie son époque en soignant son apparence. Discrète, arrogante ou avilissante, raconte-moi ton imprimé et je te dirais qui tu es.
Du degré zéro de la cravate : son étymologie.
En préambule, réfuter une idée reçue, entérinée par notre dictionnaire: si les Croates sont à l’origine de sa diffusion, ils n’en ont pas la paternité. Une étude philologique s’est imposée, pour découvrir quelques occurrences du mot et couper l’herbe sous le pied à cette thèse erronée. D’une bande de parchemin qui usurpe son identité (France, XIVe siècle), au terme de « cravata » (Italie, 1590) qui traduit du latin son ancêtre antique – le focale –, la cravate n’est pas sans histoires et possède même sa préhistoire : le dit focale est une écharpe nouée aux cous des légionnaires romains, comme compagne contre le froid.
(soldats romains portant le focal, détail de la colonne Trajane, à Rome)
Il faut ensuite patienter quinze siècles pour la retrouver enfin. Car, de l’Antiquité au XVIe siècle, le cou s’offre aux courants d’air ; avant qu’une Renaissance ne l’humanise d’un col rond (puisque, c’est confirmé, la terre est ronde), qu’une Contre-Réforme catholique ne le paralyse d’une fraise (puisque l’hégémonie espagnole répand son austérité) et qu’un Roi Soleil ne lui préfère une collerette (puisque Louis XIV est Le Dieu Tout Puissant des modes XVIIe).
De la popularisation du foulard croate : retour sur une falsification de l’histoire.
1635, à mi-chemin de Trente ans de guerre (1618-1648), la garnison royale française se fait moucher par des mercenaires croates «tendance» recrutés hors frontières pour ravitailler de chair barbare les canons rouillés. Distingués d’un foulard savamment lesté autour du cou – accessoire jusque-là inconnu au bataillon – les fantassins alliés séduisent l’œil et la frilosité de nos coquets officiers français qui, de retour de campagne en 1650, s’affichent en fanfarons « branchés », la mousseline de soie courant vaporeusement sur l’habit de Cour.
(le foulard croate, so trendy!)
Une noblesse conquise – puisque toujours friande d’ornements militaires – et une mode qui se répand comme une traînée de poudre, favorisée par celle des perruques tombantes qui, dissimulant les collerettes empesées, les rendaient inutiles. Apportant ensuite leur petite touche de raffinement, les aristocrates modelèrent la simple étoffe en un large nœud de mousseline ou de dentelle, ressemblant bientôt à un grand papillon. Lépidoptère qui ne prête pas encore son nom à ce nœud dérivé que nous marginalisons tant, mais qui débouche sur un nouvel événement militaire : la Bataille de Steinkerque (1692). Ce bouleversement des pratiques cravatières que Voltaire a vulgarisé dans un épisode-feuilleton du Siècle de Louis XIV, scénarise une fois de plus le flair de ces hommes de terrain qui, dans la précipitation d’un appel au combat, coincèrent négligemment les extrémités des pans de leurs cravates dans l’une des boutonnières de leur veste - la sixième, précise la légende - en faisant un « It ». Désinvolture, fonctionnalité, stabilité au vent ; succès commercial attendu. Il ne manquait plus que leurs épouses ne les imitent… Ce qu’elles firent, se piquant de quelques boutonnières sur leurs robes.
(Uniformes de la Marine royale, 1688)
De la succession des styles et des Régimes : lexique politisé.
Feu Louis XIV (1715). Fin de la déconnade. Le stock remet de l’ordre dans les rangs. Ce simple rectangle de tissu blanc – cette fois dépourvu de pans dégoulinants – enroulé autour du col relevé de la chemise puis épinglé à l’arrière (le manuel d’installation était fourni à l’achat), martyrisera durant plus d’un siècle le cou de nos bons bourgeois.
(un bon bourgeois bien dans son stock et sur ses patins, 1798)
D’antan, il fallait souffrir pour être viril. Par son aspect austère, sa rigidité empesée, le stock répond symptomatiquement à la raideur de cette ère gangrenée de nouveaux riches. Et traduit de sa sobriété vestimentaire - contrastant avec le goût français froufroutant - une anglomanie déferlant sur une France alors portée par les Lumières. Les « petits marquis » libertins surent néanmoins l’agrémenter d’un soyeux ruban noir, le solitaire (ruban noué sous les maxillaires qui, originellement, maintenait les cheveux du catogan – la perruque ayant déchu).
(le voilà le ruban noir)
Et finir par se faire jeter aux orties de la Révolution. Abolition des privilèges, fin de la « Stock torture », débuts de la Terreur. Eclats et provocation. Rejet du bon ton. D’« Incroyables » effrontés, de jeunes écervelés du Directoire, désireux de goûter jusqu’à l’absurde aux plaisirs de la liberté magnifiée s’ingénièrent à se déguiser sous de difformes habits aux tailles épinglées, aux épaules caricaturées, aux cheveux de chiens mouillés et aux cravates-châles criardes, très envahissantes... Elles grimpaient jusqu’aux oreilles. Un véritable manifeste d’anarchie que cette jeunesse dorée parisienne, ancêtres des zazous, voulut relayer en transgressant les codes vestimentaires de son époque carcan.
(Les fameux "Incroyables")
De l’âge d’or de la cravate : Traité de cravatologie.
À cet instant de l’histoire, débarque Brummel (1778-1840) sur son cheval blanc. Incarnation sérénissime du dandysme, le favori du Prince de Galles consacrait six heures par jour à se vêtir, donnant raison à sa définition: « Le dandy est un homme dont l’état, le travail et l’existence consiste à porter des vêtements… Alors que les autres s’habillent pour vivre, il vit pour s’habiller ». Maniaque du linge immaculé, perfectionniste du pli, il vit fleurir entre ses doigts quantités de cravates aux formes les plus bouffonnes, aux nœuds les plus scandaleux.
(Très saillant ce caleçon moulant.. Ah Brummel le sens inné de la séduction !)
Tandis qu’Alphonse Daudet planchait sur la rectangularité de son nœud, Baudelaire rimait sur son asymétrie et Mallarmé se sentait pousser des ailes géantes. De nombreux traités de cravatologie parurent alors pour remettre de l’ordre dans l’art. Le plus courtisé, celui du pseudo-baron Emile de L’Empesé : L’Art de mettre sa cravate de toutes les manières connues et usitées, enseigné et démontré en seize leçons.
(Traité d'Emile)
14 cravates différentes et 18 variantes — compter « content » le nœud papillon ; fin XIXe on faisait encore l’amalgame. Parmi elles, figurait l’ascot (du nom de sa course hippique) ou cravate à nœud gordien (par référence au Grand Alexandre qui, de la pointe de son épée - Zorro n’a rien inventé - dénouait le mic mac). Une dénomination paradoxale, puisqu’en réalité le nœud à pans croisé est l’un des plus sommaires qui soit. Il n’en marqua pas moins sa génération d’aristos fin XIXe (mariages, promenades du dimanche ; l’y croisait-on qu’en de mondaines occasions) mais surtout, il offrit à l’épingle son essor. Qu’elle en profite, elle sera bientôt proscrite.
(Charles Haas photographié par Nadar, 1895)
De la standardisation de la cravate : l’industrie du p-a-p.
Il suffisait d’une Révolution Industrielle, source d’émergence d’une classe moyenne, et de nouveaux modes de vie, pour que notre cravate des « Temps modernes » s’affûte.
(Sur ce tableau d'Edouard Manet, Le Balcon, 1868-1869, vous ne pouvez la louper la régate.)
D’abord en 1860 sous la forme de la régate – car on la voyait souvent pendue au cou de riches plaisanciers - puis vers 1925, telle que nous l’apprivoisons : infroissable et indémodelable. Triomphe du col mou sur le col dur. À tous les « taylorisés », il fallait une cravate stable, solide et facile à nouer, répondant à un besoin de simplicité et de confort allié à une vie plus active. Triomphe des canons pratiques sur la poésie des noeuds savants.
(Marcel Proust à 15 ans, photographié par Nadar)
Marquant la fin de la diversité des formes, mais compensant par une effervescence stylistique de matières, couleurs et motifs (fin de la monochromie Noir/Blanc), elle s’accomplit - non sans peine - cravate en état de sobriété.
De la question des femmes : la Belle Epoque androgyne.
Si la présence constante des femmes dans l’univers masculin de la cravate s’est illustrée au XVIIe siècle par la lavallière – grand papillon noué cérémonieusement autour d’un col mou, accolé au nom de l’une des duchesses favorites de Louis XIV, ayant malicieusement copié son aimé souverain dans l’intention d’obtenir ses grâces – ce nœud coulant ne demeura pas longtemps au rang de simple coquetterie.
(la lavallière ici portée par un homme, Reynaldo Hahn, photographié par Nadar.)
Lorsque jaillirent, du bas-fond des conventions, les premières idées féministes, la cravate (la vraie) devint pour les femmes un moyen d’expression efficient dans leur lutte pour l’émancipation : Georges Sand n’emprunta pas qu’un prénom virile, un costume trois-pièces aussi. La « garçonne », personnage emblématique des «Années Folles», corollaire de l’évolution du statut de la femme aux lendemains de la Première Guerre mondiale, ne fera qu’accentuer la masculinisation de l’accoutrement féminin (cheveux courts/pantalon/col/cravate) et leur indifférence envers le sexe opposé désormais décrété comme égal – même si de telles provocations ne purent s’exercer que sous l’aura de scandaleuses créatures lesbiennes telles Colette, Nathalie Barney… Malgré tout, au fil des décennies, le penchant « homo-sexuel » de la cravate s’affirma (on ne gagne pas à tous les coups).
(Colette armée de sa plume et de sa cravate)
Du coup de gueule de la cravate : action, réactions.
1968 : La cravate se porte sur l’épaule gauche. Déconsidérée, serpent à sonnette mascotte de la convention bourgeoise qu’on voudrait guillotiner, la jeunesse enragée prophétise sa mort. Mort aux règles hiérarchiques. Mort au patriarcat, par étranglement -— resserrer le nœud d’un cran. Mort aux cravates ruban bien pensantes. Flèches empoisonnées.
(Vous ne saviez pas qu'Adamo était non seulement engagé, mais very funny !)
Au sortir de cette crise salutaire, celle qui souffrait de n’être plus qu’un accessoire-contrainte imposé dans toutes les sphères de la sociabilité (lycée, bureau, famille), réapparaît libérée (large, au nœud épanoui et bout aiguisé pour contrecarrer le bout carré), telle qu’elle était née trois siècles plus tôt : comme un pur exercice de style.
Du dénouement de la cravate. Fin de l’histoire.
C’est alors que, passé la barre des 80, déteignirent sur l’armure nattée les tonitruantes déflagrations de l’humour grivois BD, Made in America (Bugs Bunny loquaces, têtes de mort = MDR) ; « Humour et parodie des motifs classiques » précisent-ils sur le passe-pan.
(Hum... Un petit bijou que cette cravate !)
Et s’affichèrent en lettres désinhibées des phrases rédhibitoires («Voulez-vous coucher avec moi ce soir ?») ; cravates speed dating à caractère « conversationnelles », lancées par des pros du marketing. Grossière et empâtée, la cravate crève de retrouver une crédibilité. Raser les murs pour se faire plus discrète, à l’aune du troisième millénaire. Au jean slim, elle répond au diapason de la saison. Au jeunisme du dandy ébouriffé, elle met l’accent sur la chemise débraillée, et brise les chaînes du col boutonné. En réaction malveillante contre le pingouin ringardisé sorti des girons formatés d’HEC, l’homme de son temps sait que la « branchitude» n’est plus qu’une question d’attitude. La « cravate touch » se passera donc d’excentricités : Less is more.
("Less is more" on a dit ! Ensemble Paul Smith - Non, vous ne pouvez plus l'acheter.)
14 avril 2008
Bio Steven Meisel
Steven Meisel, le plus respecté des photographes de mode a une biographie bien lisse, en apparence...

1954 : Naissance à New York. Les fées de la mode se penchent sur son berceau. « J’ai toujours su que je travaillerais dans le monde de la mode ».
1966 : Dès son plus jeune âge, il feuillette les magazines de mode. "C'était un échappatoire", confesse-t-il, mais on ne sait pas très bien de quoi. Avec la permission d’une mère conciliante, il sèche les cours afin de pouvoir les lire le jour même de leur parution. "J'étais obsédé par les magazines, ça me rendait dingue !".
1975 : Etudie l'illustration de mode au collège d'Art et de Design puis pénètre dans le Saint des Saints : la Parsons School of Design, mais ne juge pas nécessaire de terminer ses études. "Je m'ennuyais". Préfère suivre son chemin, tout tracé. Après avoir fait ses classes pour Halston (petits jobs de dessinateur) et pour le New York Rocker (quelques articles de mode), il s’illustre pour le Women's Wear Daily.
1978 : Sent le vent tourner. La mode ne se fera pas sans lui. Une mode qu’il veut critique, bien que sophistiquée. Il décide de retourner à l’école, non pas pour enrichir ses références artistiques – la coupe est pleine — mais pour prendre des cours de photographie. Ses parents, toujours aussi conciliants, lui achètent un appareil. Il commence en faisant des tests-shots de jeunes mannequins pour Seventeen, tout en travaillant pour le Soho Weekly News.

1982 : La rédactrice de mode Annie Flanders (Buzz, Details) lui commande sa première couverture de mode ainsi qu'un rédactionnel sur les vêtements en plastique. Conquise, elle le recommande auprès de son amie Frances Grill, un agent de photographes à la recherche de nouveaux talents, auprès de laquelle il fait forte impression: "Il connaissait en détail chaque photographe et chaque mannequin". Conquise, elle le recommande à Kezia Keeble, des éditions Conde Nast, qui lui propose de faire la cover du petit dernier, le magazine Self. Il en fait une demi-douzaine, contribuant au succès de ce nouveau magazine qui se vendit à plus d'un million d'exemplaires. S’ajoutent ensuite des commandes régulières pour Mademoiselle et son équivalent italien, Lei, puis de temps en temps pour le Vogue US.
1985 : Débute sa collaboration avec Fabien Baron sur les campagnes publicitaires de Barney’s puis se popularise en tirant le portrait de son amie Madonna. « Shoote » aussi la jaquette de son album « Like a Virgin ».

1990 : Monopole éditorial. Devient le photographe prolifique attitré de Vogue US et Vogue Italie pour lesquels il réalise bon nombre de couvertures ainsi qu’une partie du rédactionnel mode. Ses campagnes publicitaires pour Lancôme, Valentino, Gianfranco Ferré, Dolce & Gabbana, Gap.. ainsi que des reportages de mode pour toutes les éditions de Vogue (Vanity Fair, Allure) lui assurent un salaire contractuel de 2 Millions de $, le couronnant photographe de mode le mieux payé au monde. Le magazine américain Photo le classe 6e parmi les 100 VIP people de la photo. Poser pour lui devient gage de réussite : Christy Turlington, Naomi Campbell ou Linda Evangelista lui doivent tout. Climat de confiance, ambiance sonore électrique, énergie stimulante, telle est sa recette du glamour. « He has a real sense of fashion direction » s’extasie sa Boss, Anna Wintour.

1992 : Année érotique. S’engage dans la lutte contre le Sida et publie un « close-up » anatomique dans le N° « Erotica » de Visionaire, album de mode multi-formats, précurseur du livre Sex pour lequel il sera aussi le photographe attitré. Année grunge. Légendaire collection sulfureuse signée Marc Jacobs pour Perry Ellis, légendaire éditorial licencieux signé Steven Meisel pour le Vogue US.


1995 : Déclenche la polémique avec une campagne décriée comme «pédophilie pornographique» pour Calvin Klein Jeans, deux ans après avoir répondu à la première contreverse Kate Moss, portée aux nues de la tendance misérabiliste «Héroïne chic», (campagne CK Underwear) en publiant laconiquement dans le Vogue Italie une série titrée « the Good life » représentant le non moins misérabilisme d’une famille monoparentale d’après-guerre.
(os saillants, teint blafard, yeux cernés, la tendance "Héroïne chic" fait polémique au milieu des années 90)
1997 : Collaboration avec Gianni Versace. La villa de Miami South Beach se transforme sous le crépitement de ses flashs en une dramaturgie éclairée ; dénonciation d’un monde où le pouvoir et la richesse n’ont rien à voir avec la spontanéité. Son cheval de bataille : l’éphémère de la mode contre la mode elle-même. Docu-fiction sur un L.A friqué, paradis baroque, qui annoncera la tragédie… Juillet : Assassinat du couturier sur son pallier. Où finit la fantaisie et où commence la réalité ?

2000 : Exposition-hommage à Versace, à la White Cube Gallery de Londres. Confondant photographie de magazine et portrait d’Ingres, cette parodie du luxe haute-couture est un pied-de-nez à toux ceux qui pensent qu’un photographe de mode n’a pas sa place dans une galerie d’art. 40 000 à 100 000$ de gain journalier (selon le magazine List), de quoi faire saliver le plus commun des mortels galeristes.

2007 : Utilise les pages de Vogue Italie comme un forum de discussion « Aware ».
Campagne « Hollywood Style » pour ridiculiser la fascination du grand public envers les starlettes.
Campagne « State of Emergency » pour dépeindre le climat d’insécurité croissant aux Etats-Unis.

Campagne « Super Mods enter Rehab » pour militer contre la tendance auto-destructrice de trashification.

« Steven sent l’évolution de la mode, ses changements, ses humeurs, ses nouveaux visages...» souligne encore Anna Wintour.
(ici, vous reconnaîtrez l'influence Ballets russes : Bakst, Arts Déco, Poiret...)
S’expose à la critique au Musée d’Art contemporain de Toronto. «Future Species : Steven Meisel / Makeover Madness» relaie une de ses campagnes dénonçant les déviances de notre culture basée sur l’apparence et le culte du corps.

Mais lui ne se sent pas concerné, botox et liftings pourtant non dissimulés.
Faites ce que je dis, pas ce que je fais…
* Bonus :

Il ne pouvait passer à côté: la guerre en Irak. Motif de propagande ou dénonciation ? Nous sommes toujours dans le doute avec Meisel...




