03 octobre 2007
Bio Fabien Baron
Le dernier numéro de mon magazine chouchou vient de sortir…

Un bimensuel que l’on aimerait voir adapté en hebdomadaire tant le contenu est enrichissant.
Mon propos n'est pas de faire de la pub pour Magazine (sa réputation n'est plus à faire) - ni pour me faire mousser de mes gribouilles - mais simplement parce que je suis sous le charme à chaque lancement.
Le concept :
Ne jamais traiter d’actualité pour préferer l’intemporalité et la pérennité.
Ne jamais embaucher les mêmes graphistes d’un numéro sur l’autre.
Ne jamais se complaire dans la tendance ignare qui réfute tout papier un tant soit peu intelligent.
Ne jamais cirer les mocass des annonceurs pour préserver la liberté d’expression (et de dénonciation).
Ne jamais devenir payant, pour snober les kiosques et donner une bonne leçon de moral à tous ceux qui pensent qu’un magazine gratuit ne se lit que dans le métro ou sur le trône. Il peut aussi devenir un objet de collection.
Ne jamais me demander si je suis rémunérée pour ces articles car à cela contester que "la culture pour tous" est gratuite. Une utopie partagée avec Angelo Cirimele (le rédacteur en chef) qui "trouve ça drôle de se positionner dans des librairies de musée ou des galeries de peinture en tant que gratuit."
Ne jamais se lasser des Edito d’Angelo, à la pointe de la polémique.
J’en veux pour preuve, le dernier en date, que je vous retranscris :
« Impossible de se rendre dans une fête, un vernissage ou au lancement du dernier accessoire (in)dispensable sans croiser un cool hunter, numérique en main, traquant ces rassemblements mondains. Au point que certains de ces chasseurs de looks connaîtront un jour la garde-robe complète de quelques professionnels du cocktail.
L’enjeu serait donc de documenter les styles vestimentaires en un lieu et un moment donnés. Mais dès lors que la mode se mondialise et que ses images circulent dans les coins les plus reculés de la planète, nos cool hunters ne seraient-ils pas plus inspirés de chasser d’autres silhouettes, par exemple celles de ces Chinois fraîchement débarqués à Paris et dont l’accoutrement échappe – pour l’instant – aux standards des grandes chaînes, et peut-être même des hypers. Cette collection chinoise nous en apprendrait sûrement davantage sur le Paris d’aujourd’hui et, par contraste, nous rendrait peut-être les autres styles plus singuliers. »
Et maintenant, ma rubrique :
Biographie Fabien Baron

1959 : Naissance à Anthony (Hauts-de-Seine).
1975 : Passage éclair à l’Ecole des Arts Appliqués. Un enseignement « un peu trop lent » à son goût. Attisé par la curiosité du marché du travail, il préfère le concret.
1976: Travaille au corps la tenue vestimentaire de L’Equipe Magazine et de Libération, grâce à ce qu’il a retenu des leçons de graphisme de son père (et à son piston), acteur de la première heure du design journalistique.
1982 : Tente sa chance à New York pour un essai de six mois, qui tourne vite en gage à vie. Multiplie les petits boulots et se perfectionne à la rame. Démarrage laborieux chez Johnson et Johnson, un magazine médical, avant de passer sur le billard de Self Magazine et GQ Magazine du groupe Condé Nast.
1987 : Nommé directeur artistique de New York Woman Magazine. Publicitaire presque chevronné chez Barney’s ; Glen O’Brien - créatif de la chaîne de magasins de vêtements luxe - sent déjà que « Fab is a king ».
1988 : Part en Italie : s’aérer la tête, – pour ne pas qu’elle devienne trop grosse–, refaire la maquette du Vogue national, et prendre épouse en terre latine.
1990 : De retour à New York, il devient DA du magazine Interview. Premier prix, décerné par la « Society of Publication Designers ». L’heure est venue de fonder sa propre agence de publicité, petite société de 18 employés baptisée Baron&Baron, parce que « ça sonne bien » dira-t-il, guère bavard de nature. Ne cherchez pas la doublure, « il n’y a qu’un seul Baron à bord ». Calvin Klein lui taille à cet effet un titre sur mesure de « Directeur créatif consultant ». Reconnaissant, Fabien lui présente Kate Moss. Elle devient l’égérie de CK.
1992 : Liz Tilberis, éditrice du Harper’s Bazaar sonne en renfort le chirurgien de l’image pour un lifting (visuel) de son vieux Bazaar. Pour purifier et oxygéner de photos : « J'adore les photos, et ce sont les magazines de mode qui donnent le plus de possibilités sur ce créneau.» La patte Baron, armée de Didot (la typo) et de ses pantones, bouscule les lettres et les conventions graphiques. Succès kiosque garanti. Etat de grâce : la Madonne le laisse looker son livre « Sex » et sa vidéo choc « Erotica », en duo avec le photographe en vogue Steven Meisel. Et avec le parfum de scandale qui va avec.
1994 : Nouvelle coqueluche des Américains, il reçoit la récompense du CFDA (Council of Fashion Designers of America) et remporte le prix de « l’American Society of Magazine Editors », gratifiant son mélange des styles ; bien que le sien (petit et rondelet) passe facilement inaperçu.
1995-2000 : Tribun de la communication visuelle, les marques en recherche d’identité se l’arrachent : Armani, Balenciaga, Burberry,Hugo Boss, Calvin Klein, Mickael Kors, Issey Miyake, Prada, Pucci, Valentino. Peu importe le prix ; quand on aime, on ne compte pas : la note salée se chiffre en millions de dollars. Stratégie du big boss : «Moderniser la marque, sans perdre son histoire ».
2000-2002 : Editor et designer de Arena Homme +, présente l’album professionnel de Robert Altman pour son film « Prêt-à-Porter », dépoussière l’édition souvenir des 50 ans de l’ONU. « J’essaie constamment de créer de la nouveauté ».
2003 : Nommé DA de Vogue Paris, il domine le monde du haut du 26ème étage de son atelier de verre new yorkais. Victime de son succès, il voit s’accumuler sur son bureau les imitations de ses signatures, et sur ses étagères design-minimal « Baron&Baron », sa collection de flacons de parfum homemade.
2006 : Il en rêvait, il l’a fait. En décembre, Colette lui loue ses cimaises pour exposer son œuvre plus personnelle (photos, dessins, peintures). La touche « Fab » n’a pas de frontières, dit-on…

Quelques lieux de diffusion de Magazine :
Colette, rue Saint-Honoré, 1er
Librairie du Musée des Arts Décoratifs, 107 rue de Rivoli, 1er
La bank 42 rue Volta, 3e
Surface to air, 46 rue de l'arbre sec, 1er + 68 rue Charlot
Galerie du jour, rue Quincampoix, 4e
Galerie Chaume, rue de Marseille, 10e
Bookstorming, bld de la Bastille, 12e
Et comme vous ne pouvez l'ignorer, cette semaine de fashion week fut très intense... Je vous retrouve ce week-end pour un compte-rendu détaillé de nos aventures.
C'était Poirette, votre speakerine pour "Fashion Fashion, I love Fashion"...






