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Rien de tel pour une rentrée solaire : un film qui s’immisce dans mon top 5.

J’avais vu la bande-annonce avant de partir en vacances, sentant déjà le bon cru.
Des personnalités attachantes, des plans caresses sur des visages raffinés, une musique cajolante, des échapées belles à Beyrouth…

Un film réalisé par une femme, Nadine Labacki (elle-même actrice principale), dédié aux femmes, mais nullement entaché de revendications féministes. Ce docu-fiction préfère décrire avec sensibilité quatre tranches de vie. Quatre femmes aimant se retrouver dans leur "Vénus Beauté". Sanctuaire de la coquetterie orientale à l’intérieur duquel les femmes se laissent aller à une pause gourmande. Le caramel se déguste, se malaxe, s’etiole ou porte à la confidence quand il se fait cire épilatoire torture.

« Microcosme coloré où plusieurs générations sont confrontées à l’hypocrisie d’un système traditionnel en opposition au modernisme occidental. Les hommes, le sexe et la maternité sont au cœur de leurs conversations intimes et libérées. »

Digne d’un Almovodovar.
Je suis sortie de la salle portée par les mêmes émotions : les yeux embuées de poésie, les couleurs à fleur de peau, les mots muets.